CT Rugby Guyane - Actualités

AGENDA


19/12/08 - FFR

Commission DOM/TOM

20/12/08 - FFR

Assemblée Générale financière

20/12/08 - FFR

Assemblée Générale élective

 

Communication CTRGy

Le Président et la commission des arbitres de rugby du Comité Territorial de Guyane communiquent :

Suite à l'agression de l'arbitre du match de football SC KOUROU contre l'US MACOURIA du 23/02/2008, les arbitres de rugby du comité apportent leur soutien à M. DEMBA, victime des ces agissements inadmissibles et lâches.

 

Un match sans arbitre ne peut se dérouler quelque soit la qualification de "l'homme en noir", la catégorie et le niveau de jeu dirigé.

Hélas, comme  je l'ai déjà souligné, la fonction d'arbitre, ingrate, est tenue par des hommes ou des femmes, qui effectuent leurs missions avec conviction et surtout par vocation. Ils ont choisi de se consacrer à l'arbitrage pour garder contact avec leur sport favori et apporter leurs dévouements dans une fonction maudite par certains, respectée par d'autres

Avec le dynamisme de Jean-François LAMOUR, ministre  des sports, précédant Bernard LAPORTE, la fonction d'arbitre de sport a été reconnue, au cours des années 2006/2007, par le législateur comme une personne chargée d'une mission de service public. Cette nouvelle circonstance aggravante permet aux magistrats de juger le ou les auteurs devant un tribunal correctionnel (délit), quelque soit les blessures subies par ladite agression (de 0 jour à X jours d'interruption temporaire de travail - ITT). Auparavant, une personne ayant agressé un arbitre lors d'une compétition sportive, lui occasionnant une ITT comprise entre 0 et 8 jours  était jugée devant un tribunal de police ou un juge de proximité ce qui limitait les sanctions pénales. A cet effet, des sanctions judiciaires peuvent être prononcées par les juges, interdisant l'accès à des enceintes sportives, ces dernières ne se substituant pas à une peine d'emprisonnement (délit) en fonction de la gravité des faits.

Le rugby, longtemps décrié comme un sport de voyous joué par des gentlemen, peut être en contre partie satisfait du comportement de ces licenciés. Le nombre d'agressions d'officiels (arbitres, délégués sportifs, directeurs de match) existent, malheureusement, mais restent encore minimes. Toutefois, ces actes isolés sont intolérables et inadmissibles et doivent être éradiqués.

Les sanctions sportives données par la FFR permettent de lutter contre ce genre d'individus qui seront radiés systématiquement ou suspendus en années mais pas seulement pour une agression mais pour des faits graves mais moins importants (bousculades, crachats, tentative d’agression).

Le comportement des ces joueurs, à l'égard de M. DEMBA, ne peut que dissuader certains volontaires à exercer cette fonction. Tant que des sanctions sévères ne seront pas prises à l'égard de ce genre d'individus, les corps arbitraux de tous sports confondus ne pourront qu'être qu'en sous effectifs."

 

Salutations sportives,

Laurent MANCIET

Responsable de la commission territoriale des arbitres de rugby de Guyane.